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Planche |
Nb de titre |
1 |
série finie |
Non |
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Résumé
série
http://perso.wanadoo.fr/macollecbd/Reports/incalapresl.html : Tout
ce que vous avez pu lire sur John Difool, du tome 6 d' '' Avant l'Incal
'' jusqu'à la fin du cycle initial de l' '' Incal '', tout cela
n'était que du rêve. Et John Difool se réveille donc maintenant juste
après l'opération qu'il avait dû subir au cours du tome 5 d' '' Avant
l'Incal '' Cette opération était destinée à lui faire perdre la
mémoire mais elle n'a pas parfaitement réussi et John se souvient de
son passé par bribes. Pendant ce temps autour de lui, un mystérieux
mal s'attaque à tous les organismes vivants, les dissolvant pour ne
plus laisser d'eux qu'une araignée métallique. Toute la population
doit être précipitamment clonée pour éviter ce sort peu enviable.
John Difool se retrouve choisi pour - excusez du peu - sauver la vie
organique du désastre absolu... se retrouvant pris dans une mission
qui fait bien plus que le dépasser !
Depuis janvier 1988, Moebius avait abandonné l'univers de l'Incal et
Jodorowsky avait prolongé celui-ci avec d'autres dessinateurs, créant
Avant l'Incal et la Caste des Meta-Barons avec respectivement Janjetov
et Gimenez. Mais Ô miracle, cette année 2000 voit se reformer le
tandem mythique pour créer de concert un nouveau cycle d'aventures !
Et la meilleure nouvelle est d'ailleurs qu'ils ne sont plus deux mais
trois : Fred Beltran, l'as des ordinateurs, le dessinateur de Megalex
met en couleur les dessins du maître Moebius et leur donne... de la
profondeur ! Dans l'Incal, certains dessins me paraissaient un peu
''plats'' mais là, avec le travail de Fred, tout prend du volume. Ce
n'est pas du Moebius classique, c'est autre chose, de différent mais
tout aussi intéressant ! Même le trait de Moebius évolue, lorgnant
d'avantage vers celui de son double Jean Giraud. Est-ce pour cela que
les planches sont signées Moeboo en lieu et place de Moebius ?
Quant au scénario, il a au moins deux vertus : d'abord, il fait table
rase de l'univers de l'Incal tout en assurant une transition
construite. Ensuite et surtout, ce n'est pas un énième récit
initiatique, comme on peut toujours le craindre avec Jodo ! Par
contre, Jodo ne peut éviter les dialogues du genre : '' Les formes
infinies qui ne sont pas, dansent autour du néant bien réel ! La
flamme de ton présent est elle-même illusion ! '' Je ne sais jamais si
je dois prendre ça pour du premier, du deuxième ou du huitième degré,
si on est en train de me faire du prosélytisme philosophico-religieux
ou si c'est de la pure dérision, si je manque décidément d'humour ou
de référence philosophique !
Des débuts fort honnêtes donc pour un nouveau cycle qui a le mérite de
ne pas vouloir s'engluer dans l'univers construit lors des précédentes
aventures !
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